CV

Artiste, professeur en Arts plastiques et Sciences de l’Art à Aix-Marseille Université. Artiste plasticien

Né le 06/09/1958 à Saint-Tropez (France) 

Thèmes de recherche 

  • Images en tr@nsit – Territoires et médiums 
  • Biomorphismes. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant 
  • Création artistique et récit au XXIe siècle; Document, fiction et droit en art contemporain ; 
  • Autres domaines d’études : morphologies de l’espace plastique ; création artistique et recherche.

I.2. Productions scientifiques

I.2.1. Ouvrages, direction et co-directions d’ouvrages (imprimés et en ligne)

  • 2021 – BiomorphismeApproches sensibles et conceptuelles des formes du vivant, sld. D. Romand, J. Bernard, S. Pic et J. Arnaud ; Naima, en ligne. Repéré ici .
  • 2021 – Sauver sa peau / Naturalisation et représentation animale, sld. Jean Arnaud.  Repéré ici 
  • 2018 – Espaces d’interférences narratives – Art et récit au XXIe siècle, sld. Jean Arnaud, Toulouse, Presses universitaires du Midi, coll. « L’art en œuvre », 375 pages ;
  • 2015 – La Figure à l’œuvre, sld. Jean Arnaud (études offertes à Michel Guérin), Presses universitaires de Provence, 260 pages ;
  • 2014 – L’espace feuilleté dans l’art moderne et contemporainPresses universitaires de Provence, 178 pages;

I.2.2. Chapitres d’ouvrages (imprimés et en ligne)

  • 2021 – « Le composite comme outil critique », Images et espaces composites, sld. Damien Beyrouthy, PUP ;
  • 2021 – « Improbables genèses », BiomorphismeApproches sensibles et conceptuelles des formes du vivant, sld. D. Romand, J. Bernard, S. Pic et J. Arnaud ; Naima, en ligne. Repéré ici 
  • 2021 – « L’artiste et la dynamique du vivant », BiomorphismeApproches sensibles et conceptuelles des formes du vivant, sld. D. Romand, J. Bernard, S. Pic et J. Arnaud ; Naima (en ligne. Repéré ici :
  • 2020 – « Le rêve et la raison – Création artistique, recherche et doctorat », Recherche-création : méthodologie didactique dans les arts et la technologie, sld. Grazia Giacco, John Didier, Sabine Chatelain et Frédéric Verry,Louvain-la-Neuve, EME Editions, coll. « CREArTe », p. 13-32 ;
  • 2019 – « Touching to see » (2nd version), Michael Snow, sld. Annette Michelson & Kenneth White, New York – USA, M.I.T. Press, coll. « October Files », no 24, trad. Molly Stevens p. 149-166; 
  • 2019 – « Biomorphisme », J. Arnaud, A. De Beauffort, J. Bernard, Réalités de la recherche (collective) en arts, sld. Pierre Baumann, Presses universitaires de Bordeaux, p. 47-74 ;
  • 2018 – « Création artistique comme recherche et recherche universitaire : interférences », De l’atelier au labo. Inventer la recherche en art et design, sld. Catherine Chomarat, Hermann, p. 181-194;
  • 2018 – « Matières à raconter, manières de dire », introduction Espaces d’interférences narratives – Art et récit au XXIe siècle, sld. Jean Arnaud, Presses universitaires du Midi, université Toulouse Jean Jaurès, p. 15-33 ;
  • 2016 – « Usure et réparation dans les pratiques appropriationnistes modernes et contemporaines », L’usure, excès d’usages et bénéfices de l’art, sld. Pierre Baumann et Amélie de Beauffort, Presses universitaires de Bordeaux/Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles, p. 142-157 ;
  • 2015 – « Souffles et Entrelacs », La Figure à l’œuvre. Études offertes à Michel Guérin, sldJean Arnaud, PUP Aix-en-Provence, p. 109-119; 
  • 2014 – « Les métamorphoses du voile / écran », Esthétiques du voile, sld. Dominique Clévenot, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, p. 71-83 ;
  • 2014 – « La brume et les paradoxes du flou dans les œuvres plastiques au début du XXIe siècle », La brume et le brouillard dans la science, la littérature et les arts, sld. Karin Becker et Olivier Leplâtre, Hermann/Météos, p. 517-539 ;
  • 2013 – « Aveuglements – Destruction et émergence du visible dans les photos de Christopher Wool et de Véronique Joumard », Protocole et photographie contemporaine, sld. Danièle Méaux, CIEREC, Presses universitaires de Saint-Etienne, p. 299-314 ;
  • 2010 – « Ici, là-bas – Peinture combinatoire et imaginaire des lointains », Le voyage créateur – Expériences artistiques et itinérance, sld. Eric Bonnet, Paris, L’Harmattan/Eidos, p. 99-114 ;
  • 2009 – « L’œuvre nuée : lumière, couleur et troubles de l’air dans l’art contemporain », Faire œuvre, transparenceet opacité, sld. Bernard Paquet, Québec, Publications de l’Université Laval, p. 185-193 ;
  • 2008 – « Les vêtements de l’histoire – Sigmar Polke, Jean-Luc Godard et le montage par superposition », Le montage dans les arts aux XXe et XXIe siècles, sld. S. Coëllier, LESA, Publications de l’Université de Provence, p. 145-160 ;
  • 2008 – « Troubles de l’air – Transparence brumeuse et couleur dans l’art contemporain », La transparence comme paradigme, sld. Michel Guérin, LESA, Publications de l’Université de Provence, p. 297-325 ;
  • 2007 – « La densité du vide – Le réel et la fiction dans les œuvres transparentes de Robert Rauschenberg et de Gerhard Richter », Les limites de l’œuvre, sld. Michel Guérin et Pascal Navarro, LESA, Publications de l’université de Provence, p. 141-156 ;
  • 2005 – « Toucher pour voir – Contact et durée dans les œuvres photographiques de Michael Snow », Histoire et esthétique du contact dans l’art contemporain, sld. Sylvie Coellier, LESA, Publications de l’université de Provence, p. 211-228 ;
  • 2004 – « Entrelacs et ruses de la pieuvre », Figures de l’art no 8 (Animaux d’artistes), sld. Bernard Lafargue,Publications de l’Université de Pau, p. 341-362.

I.2.3. Articles dans des revues à comité de lecture, nationales et internationales (imprimés et en ligne)

  • 2020 – « Sidération », Textimage / Le conférencier, été 2020 ; actes du colloque Récits en images de soi – Dispositifs (universités Lyon 2 et Lyon 3, 22-24 mars 2018). Repéré ici ;
  • 2019 – « Images en tr@nsit – Territoires et médiums », article collectif (J. Arnaud, D. Beyrouthy, Ch. Buignet, A. Guillo, B. Goosse, F. Métais, J. Lalonde, C. Nosella, S. Paquet, F. Pouillaude, C. Renard, T. Ruiz), en ligne sur le Carnet de Recherche de l’OIC (Observatoire de l’imaginaire contemporain), UQAM, Montréal. Repéré ici 1.  Repéré ici 2 
  • 2016-2019 – « Argumentaire scientifique : Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant », article collectif (J. Bernard, S. Pic, J. Arnaud, D. Romand, B. Morizot, X. Caubit, P. Briggs, S. Bodea). Texte évolutif du groupe de recherche Biomorphisme. Repéré ici;
  • 2015 – « Le dessin saturé – Réflexions sur quelques œuvres graphiques contemporaines (Ghada Amer, Pierre Bismuth, Julie Mehretu) », La Part de l’œil n29 (Le dessin dans un champ élargi), sld. Lucien Massaert, Bruxelles, p. 28-41 ;
  • 2014 – « Animal et stratégies furtives dans l’art au début du XXIe siècle », Figures de l’art n27 (Animal/humain : passages), sld. Danièle Méaux (CIEREC), Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, p. 269-280;
  • 2011 – « Archaïsme animal dans l’art figuratif au XXIe siècle », Figures de l’art no 19 (L’archaïque contemporain), sld. Dominique Clévenot, Presses Universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, p. 165-181 ;
  • 2008 – « La dépouille et l’écran – Matérialités de l’image-durée chez Michael Snow », revue internationale en ligne Les intrigues – Rivista libera critica pixelata di cinema diverso;
  • 2008 – « Portrait – Cécile Bart », Critique d’art no 32, automne 2008, p. 119;     
  • 2005 – « Touching to see », October no 114, M.I.T. Press, New York – USA, Fall 2005, trad. Molly Stevens, p. 5-16.

I.2.4. Compte-rendus d’ouvrages

  • 2014 – Itzhak Goldberg, Installations (CNRS éditions, 2014), Critique d’art no 43, 2014.
  • 2009 – Gérard Wajcman et Tania Mouraud, Les animaux nous traitent mal (Gallimard/Musée de la chasse et de la nature, 2008), Critique d’art n33, 2009 ;
  • 2008 – Plein jour – Cécile Bart (Presses du réel, Dijon, 2008), Critique d’art n32, 2008.

I.2.5. Textes pour catalogues d’exposition

  • 2005 – Caramba, encore raté !, cat. exposition des peintures de Gilles Muller, galerie On dirait la mer, Marseille ;
  • 2005 – Quelle heure est-il à l’infini ?, cat. exposition Midi plein, Dominique Castell, Domaine de Fontblanche, Vitrolles ;
  • 1999 – La géologue et l’oiseau, texte pour l’exposition Dominique Castell, galerie Couturier, Nice.

I.2.6. Autres publications

  • 2019 – Du poulpe à la pieuvre – Rumeurs/couleurs/saveurs, Jean Arnaud et Vladimir Biaggi, Marseille, éditions des Fédérés ;
  • 1995 – Poulpes, seiches, calmars – Mythes et gastronomie, Jean Arnaud et Vladimir Biaggi, Marseille, éditions Jeanne Laffitte.

I.3. Autres formes de production : œuvres plastiques

I.3.1. Expositions personnelles depuis 2001

  • 2020-21 – Servale (À la lisière), Université de Tartu, Estonie ;
  • 2018 – Sidération – Narcisse, Méduse et Cie, musée des moulages (MuMo), Lyon ;
  • 2011 – Pas vu, centre d’art de la Villa Tamaris, La Seyne/mer ;
  • 2010– Souffles, Passage de l’art, Marseille ;
  • 2009 – Jean Arnaud, Maison Jean Vilar, Avignon ;
  • 2009 – DANS le paysage, Art Positions, Marseille ;
  • 2002 – Figures et agonies de l’eau, centre d’art Le Moulin, La Valette ;
  • 2001 – Entretemps – C.A.I.R.N centre d’art, galerie de la Réserve géologique de Haute-Provence et du Musée Gassendi, Digne ;

I.3.2. Expositions et manifestations artistiques collectives depuis 2010   

  • 2021 (juin-août) – Ülimalt armas kooselu (Extremely Cute Cohabitation), jardin botanique de Tartu ;
  • 2020-21 (décembre/avril) – Le temps retrouvé, Centre d’art de la Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer ;
  • 2020 (janvier/mai), Kaléidoscopie, galerie du Canon, Toulon.
  • 2020 (janvier/mars) – Rêvons l’espace !, Musée des tapisseries, Aix-en-Provence organisation association Perspectives) ; 
  • 2019 (juin) – L’eau n’est jamais la même, Maison de l’université Jean Monnet, Saint-Etienne ;
  • 2018-19 – Biomorphisme, Friche Belle de Mai, Marseille ;
  • 2018 (octobre) – MOW ARTY (Marseille Octopus Worldwide), Docks-Village, Marseille ;
  • 2017-18 – Sauver sa peau, galerie Zola, Cité du Livre, Aix-en-Pce ;
  • 2017 – Secrets de nature, dans le cadre de « Botanic’ art », Centre d’art La Falaise, Cotignac (Var, France) ;  
  • 2016-17 – Une (Re)présentation, Centre d’art de la Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer ;
  • 2016 – Ah si j’avais des sous !, galerie Art Est-ouest, Marseille ;
  • 2016 – Photologies – Biennale de la photo d’Aubagne, Espace Bras d’or ; 
  • 2015-16 – Mémoires d’éléphants, galerie Gourvennec Ogor (Marseille 5/12/2015) et Hôtel Windsor – Chambres d’artistes (Nice, 4/02/2016) ;
  • 2014 – Collection de la Villa Tamaris : une relecture, Centre d’art de la Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer (avec catalogue) ;
  • 2014 (et depuis une douzaine d’années) – Ateliers portes ouvertes (ateliers La vitrineArt-PositionsLes Capucins), avec l’association Château de Servières, Marseille ;
  • 2013 – Zarbie Dolls, galerie Andiamo, Marseille (avec catalogue);
  • 2012 – Paysage avec figures absentes, galerie Le Garage, Lorgues (Var, France) ;
  • 2011 – Drawing in an expanded field, Centre d’art actuel des Chartreux, Bruxelles (avec catalogue) ;
  • 2011 – Rêves de plomb et petites fantaisies militaires, avec Pierre-Gilles Chaussonnet, Centre d’art Les Perles, Barjols, France ;
  • 2010 – Aquarium, Galerie des Pénitents Bleus et L’Antenne, Arles, France ;
  • 2006 à 2014, 2003, 2002 : Ateliers portes ouvertes (ateliers La vitrineArt-PositionsLes Capucins), avec l’association Château de Servières, Marseille, France.

I.3.3. Catalogues d’expositions depuis 2001

  • Jean Arnaud – PAS VU, cat. exposition Centre d’art de la Villa Tamaris, La Seyne/Mer, 2011 (textes de Thomas Golsenne et de Robert Bonnacorsi) ;
  • Drawing in an expanded field, cat. exposition Centre d’art actuel des Chartreux, Bruxelles, Presses de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, 2011;
  • Jean Arnaud – Entretemps, cat. exposition C.A.I.R.N Centre d’art, assoc. Marseille Attitudes, Réserve géologique de Haute-Provence et Musée Gassendi, Digne, 2001.

I.3.4. Organisation d’exposition, direction de production ou de manifestations artistiques

  • 2019 (juin) – KILO je vous invite à transmettre, centre d’art Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer, co-organisation de l’exposition de fin d’études avec les étudiants de Master 2 Arts plastiques et Sciences de l’art et Anna Guillo (Faculté ALLSH, AMU) ;
  • 2018 (juin) – Commettre, galerie HLM, Marseille, co-organisation de l’exposition de fin d’études avec les étudiants de Master 2 Arts plastiques et Sciences de l’art et Anna Guillo (Faculté ALLSH, AMU) ;
  • 2017 (20 juin-12 août) – Sauver sa peau, co-commissariat expo. avec Yves Dutour, docteur en paléontologie responsable du muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Pce, et Gilles Cheylan, docteur en biologie, galerie Zola, Cité du Livre, Aix-en-Provence ;
  • 2015 (26 mars-2 avril) – Carte, territoire… Récits, Espace Pouillon, site Saint-Charles, AMU, co-organisation de l’exposition des étudiants du Master 2 recherche Arts plastiques) ; en collaboration avec la Mission Culture d’AMU (programmée dans les 2e Journées des Arts et de la Culture dans l’enseignement supérieur) ;
  • 2012 – Quand l’archive (se) fait art, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence, co-organisation de l’exposition de fin d’études avec les étudiants du Master 2 recherche Arts plastiques et l’artiste Anne Penders ;
  • Depuis 2005 – Président et membre fondateur de l’association La Vitrine (128 Bd Notre Dame, 13006 Marseille), espace de création contemporaine sous des formes transversales (résidences, expos, débats) ;
  • 2007 (mai) – Resp. d’un workshop de 4 jours à l’Ecole d’arts de Damas (VIIe Rencontres internationales des Ecoles d’art méditerranéennes) ; 
  • 1993-2004 – Membre fondateur de l’Atelier des Capucins (74, rue Longue des capucins, 13001 Marseille), lieu associatif d’échanges et de projets culturels (président de l’association jusqu’en 2004) ; 
  • 1987-1996 – Cofondateur et co-directeur de la Galerie Porte avion, Marseille. Échanges nationaux et internationaux, montage d’une trentaine expositions thématiques ou monographiques. La Galerie Porte-avion a cessé ses activités en 2019.

I.4. Conférences

I.4.1. Conférences pour spécialistes

  • 2022 (?? juillet) – Outils numériques et images métamorphiques à l’ère du composite. Éléments pour une méthode de recherche-création-formation à l’université, école d’été internationale « Digital Creativity Education and Artistic Activity Training (Digit-CreAAT, 22 juin -3 juillet), responsables Pascal Terrien et Eric Tortochot ;
  • 2021 (7 juin) – University Education, Research and Creation at Aix-Marseille University, University Lapland, Rovaniemi, Finlande (conférence en anglais au département Art) ;
  • 2019 (12 janv.) – Recherche-création et activité de formation : former par la recherche en arts, séminaire de recherche « Le geste créatif et l’activité formative », organisé par Pascal Terrien et Eric Tortochot, ESPE d’Aix-en-Pce (labo ADEF, EA 4671) ;
  • 2017 (09 nov.) – Un art biomorphique – Ou le dépassement de la représentation réaliste du vivant, séminaire/workshop organisé dans le cadre du projet« Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant » (projet labellisé CRISIS – Maison de la recherche – Site Schuman AMU) ; organisation : Jean Arnaud, Julien Bernard (CEPERC – AMU), Sylvie Pic (artiste) ;
  • 2016 (25 oct.) – Fait, fiction : usages artistiques du document au début du XXIe siècle, INBA (Institut National des Beaux-arts) de Tétouan (Maroc) ;
  • 2016 (05 avril) – L’espace feuilleté dans l’art moderne et contemporain, Seconda Universita di Napoli, Departimento di lettere e bene culturali, Caserta ;
  • 2016 (04 avril) – Interférence et récit dans le tableau contemporain, Seconda Universita di Napoli, Departimento di lettere e bene culturali, Caserta ;
  • 2016 (09 mars) – L’art dans ses droits, Atelier de rencontres « Hors-les-murs » de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs organisé, ENS rue d’Ulm, Paris (Amphi Jaurès), avec Mohamed Bourouissa et Bruno Goosse ;
  • 2009 (03 déc.) – Imaginaires de l’air et expérience du brouillard dans l’art contemporain, Université Toulouse 2 Le Mirail, séminaire de Master de Dominique Clévenot :
  • 2009 (29 avr.) – Le poulpe et le rhinocéros – Archaïsmes animaliers dans l’art contemporain, invitation Université Laval, Centre des Arts visuels, Québec, Canada :
  • 2008 (11 déc.) – Figuration animale et surexposition du temps – Enjeux contemporains de l’image-corps, Université 2 Toulouse Le Mirail, séminaire de Master de Dominique Clévenot.

I.4.2. Participation à des colloques, journées d’études, rencontres, forums, académies et séminaires (depuis 2008)

  • 2021 (avril) – « A paisagem composta como espaço critico do começo do século XXI » (Le paysage composite comme espace critique au début du XXIe siècle), 2o colloquio de fotografia e imagem, sld. Susana Dobal, Universidade de Brasilia ;
  • 2019 (18 avril) – « Le composite comme outil critique », JE L’image composite aujourd’hui, organisation Damien Beyrouthy, LESA, AMU – Site Schuman ;
  • 2019 (28 mars) – « Recherche en sciences humaines et pratique des arts », contribution table ronde « Théorie et poétique de la création », dans le cadre du Printemps de la création, Maison de la recherche ALLSH, AMU – Site Schuman ;
  • 2019 (25 janvier) – Coordonnation et introduction générale de la table ronde « Biomorphisme et création artistique », dans le cadre du colloque « Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant », (UMR CGGG, AMU) ;
  • 2018 (novembre) – JE Images en tr@nsit, (LESA), AMU – Site Schuman ;
  • 2018 (25 mai) –  Workshop Images en tr@nsit, (LESA), AMU – Site Schuman ; 
  • 2018 (12 avril) – Modération JE Imaginaires du composite, organisation Damien Beyrouthy, LESA, AMU – Site Schuman ;
  • 2018 (22, 23 et 24 mars) – « Sidération – Narcisse, Méduse & Cie », colloque Récits en image de soi : dispositifs (du Moyen Age à nos jours), organisation Aurélie Barre (Univ. Lyon 3, CIHAM), Delphine Gleizes (Univ. Lyon 2, IRHIM), Olivier Leplâtre (Univ. Lyon 3, IRHIM), Philippe Maupeu (Univ. Toulouse Jaurès, PHL) ;
  • 2018 (8 fév.) – « La place de l’œuvre dans la thèse recherche-création », Académie d’hiver « Recherche-Création et Méthodologies didactiques dans les arts et la technologie » : Comment définir l’identité de la recherche-création dans l’espace de la recherche et de la formation supérieures ?; organisée par le Laboratoire ACCRA (EA 3402) à l’Université de Strasbourg, en collaboration avec L’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation de Strasbourg, l’UER didactiques de l’art et de la technologie, l’UER psychologie et pédagogie musicale et la Haute école pédagogique, Vaud ;
  • 2018 (11 janv.) – « Arts / sciences : recherche artistique et recherche universitaire à Aix-Marseille », 32e Forum territorial culture science Provence-Alpes-Côte d’azur, Fondation Vasarely – Aix-en-Provence ;
  • 2017 (6 avril) – « Matières à raconter, manières de dire », colloque Le récit et sa capacité à former de nouveaux mondes, de nouveaux mythes, sld. Lyse madar, Le Passage de l’Art à la Bibliothèque de l’Alcazar, Marseille.
  • 2017 (18 mars) – « L’art peut-il s’enseigner ? », initiateur et modérateur d’une Controversation entre Jean-Paul Ponthot (dir. Ecole supérieure des Beaux-arts d’Aix-en-Pce) et Laurence Espinassy (responsable formation des enseignants en arts – ESPE/AMU Aix-en-Pce), organisée par la Cellule de culture scientifique d’AMU et Tous chercheurs, auditorium de l’Alcazar, Marseille.
  • 2016 (9 mars) – « L’art dans ses droits », Mohamed Bourouissa, Jean Arnaud et Bruno Goosse, Atelier de rencontres de l’ENSAD, Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris ;
  • 2015 (11 juin) – « De l’atelier au laboratoire-Inventer la recherche en art », Séminaire#0-Création, action, recherche, LESA (axe ICAR), AMU, Aix-en-Provence ;
  • 2015 (2-3 avril) – « Création artistique comme recherche et recherche universitaire : interférences », Journées d’études De l’atelier au labo. Inventer la recherche en Art & Design, sld. Catherine Chomarat, labo. FLLASH/CALHISTE, université de Valenciennes ; 
  • 2012 (8-10 nov.) – « Protocoles photographiques et procédures plastiques de la disparition », colloque Protocole et photographie contemporaine, sld. Danièle Méaux, Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole (organisé avec le CIEREC, Université Jean Monnet, St-Etienne et le Lieven Gevaert Research Center for photography, K.U. Leuven & Université catholique de Louvain) ;
  • 2012 (20 sept.) – « Pratiques de parasitage, du brouillage à la perturbation », journée d’études organisée par le groupe de recherche sur Le parasite comme stratégie artistique, brouillage et perturbation des appareils à la MSH Paris Nord ; sld. Denis Briand et Marion Hohlfeldt, labo. pratiques et poétiques (EA 3208), université Rennes 2 ; 
  • 2012 (11 mai) – « Recherches doctorales, pratique et théorie des Arts plastiques dans l’Université française », invité à la Journée des Doctorants, sld. Henri Vanhulst, université Libre de Bruxelles ;
  • 2012 (22-24 mars) – « Les métamorphoses du voile écran », colloque Esthétiques du voile, sld. D. Clévenot (CREATIS-LLA), université Toulouse 2 Le Mirail ;
  • 2011 (1er et 2 mars) – « Création et formation à la recherche en arts plastiques », colloque Recherche et formation à l’enseignement des arts, sld. Mona Trudel et Pierre Gosselin, UQAM, Montréal, Canada ;
  • 2011 (23 nov.) – communication « Animal et stratégies furtives dans l’art au début du XXIe siècle », journée d’études Animal/Humain : passages, sld. Danièle Méaux, (CIEREC) université Saint-Etienne Jean Monnet ;
  • 2011 (25-27 fév.) – « Le dessin saturé », colloque international Le dessin dans un champ élargi, De Markten, Bruxelles, sld. Lucien Massaert, ARBA (Académie Royale des Beaux-arts) ;
  • 2008 (28-29 nov.) – « Le résistant et le déclassé – L’animal, figure contemporaine subversive », colloque L’art surpris par le social, sld. Denis Briand, labo pratiques et poétiques (EA 3208), université Rennes 2 ;
  • 2008 – « Surface efface », journée d’études sur l’ouvrage collectif De la lettre à la lignel’écriture et le dessin(Publications Université Paris X, sld. Alain Milon), université d’Aix-Marseille (LESA) ;
  • 2008 (19-22 mai) – « On y voit mal ! », colloque international Faire œuvre, transparence et opacité, sld. Bernard Paquet, université Laval, Québec, Canada ;
  • 2008 (21-23 fév.) – « Le poulpe et le rhinocéros – L’archaïque animalier dans l’art contemporain », colloque L’archaïque contemporain, sld. Dominique Clévenot (CERASA-LLA), université Toulouse 2 Le Mirail. 

I.4.3. Conférences pour non spécialistes 

  • 2021 (11 juin) – Forces confuses, gardiens cosmiques, Institut français d’Helsinki ;
  • 2019 (26 septembre) – Métamorphoses du Kraken et stratégies artistiques, conférence à la Bibliothèque – Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, organisée par Marseille Octopus Worldwide (MOW);
  • 2018 (23 février) – Archive, fiction et récit – Art et mémoire des gueules rouges, Musée des Gueules rouges, Brignoles (Var) ;
  • 2018 (11 janvier) – Interférences narratives (rencontre-débat avec Novella Oliana, pour l’inauguration de son exposition Stanze, spazi, universi (11-31 janvier), Institut Culturel Italien, Marseille ;
  • 2013 (29 novembre) – Poulpe fiction (conférence sur la représentation symbolique du céphalopode dans l’histoire des arts visuels), cinéma L’Alhambra, Marseille ;
  • 2013 (24 mai) – La création « marginale », quelle place dans l’art contemporain ? (25 ans de l’atelier d’art-thérapie du centre hospitalier Henri Guérin, Pierrefeu-du-Var), Villa Tamaris Pacha Centre d’art, La Seyne sur Mer ;
  • 2008 (21 oct.) – Le temps surexposé : réel et fiction dans l’art contemporain, conférence au théâtre Bourgneuf, Avignon, organisée par l’association Parcours de l’art ;
  • 2008 (18 oct.) – L’image-durée et le corps selon Douglas Gordon, Conférence/débat à la Collection Lambert en Avignon, autour de l’exposition Où se trouvent les clefs ?;
  • 2007 (18 oct.) – Chaos conquis – Louise Bourgeois et la question de l’identité dans l’art contemporain, conférence débat autour du film de Camille Guichard (1993), cinéma Utopia, Avignon, organisée par Parcours de l’art;
  • 2007 (04 mai) – La stratégie de la pieuvre (avec Vladimir Biaggi), conférence à L’Alcazar, bibliothèque municipale à vocation régionale de Marseille, organisée par l’association Pythéas et Alexandre ;
  • 2003 – Les formes contemporaines de l’œuvre plastique, conférence dans le cadre de la formation continue des professeurs de Philosophie du second degré, IUFM Aix-Marseille ;
  • 1997 (11 déc.) – Qui a peur de l’art contemporain ?, conférence organisée par l’APEC (Association Pédagogie et Culture), Grimaud, Var ;
  • 1996-1998 – Poulpes, seiches, calmars. Cycle de conférences accompagnant la publication du livre éponyme, en collaboration avec Vladimir Biaggi (Marseille, Martigues, Fos, La Valette, Aix-en-Pce, Bastia, Tunis). Présentation analytique de la représentation des céphalopodes et des mythes qui leur sont associés.

I.4.4. Lectures publiques

  • 2016 (12-13 novembre) – Lecture performative du texte de Freud « Note sur le “bloc-notes magique” » (1925), dans le cadre de la Nuit de bout en bout de la psychanalyse, des arts vidéo et de la performance, lors du 29e festival des Instants vidéo ; Marseille, Cartonnerie de la Friche Belle de mai.

I.5. Responsabilités administratives et scientifiques

I.5.1. Direction de programmes de recherche

  • 2018-2022 – Co-responsable du programme de recherche « Images en tr@nsit – Territoires et médiums » au LESA (EA 3274, ED 354, AMU), avec C. Buignet, A. Guillo et D. Beyrouthy ;
  • 2013-17 – Interférences et r ??????? au LESA (EA 3274, ED 354, AMU)

I.5.2. Organisation de colloques, journées d’études, séminaires, ateliers/workshops et autres rencontres universitaires

  • 2020 (1er-9 juin) – Atelier de recherche-création « Images en tr@nsit : territoires et médiums », Centre d’art Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer, portage du projet : Jean Arnaud, Christine Buignet et Anna Guilló.
  • 2020 (20-25 janv.) – organisation et animation du workshop « Art et dynamique du vivant », à l’invitation de l’ARBA Bruxelles (Amélie de Beauffort, titulaire atelier dessin). 
  • 2019 (17 oct., 14 et 21 nov., 5 déc.) – Images en tr@nsit : document, compositage et récit intermédial, atelier / workshop organisé dans le cadre du programme « Images en tr@nsit. Territoires et médiums » (co-dirigé par Jean Arnaud et Damien Beyrouthy) ;
  • 2018 (12-13 octobre) – Images en tr@nsit : pratiques et enjeux de l’instabilité, atelier / workshop organisé dans le cadre du programme « Images en tr@nsit. Territoires et médiums » (co-dirigé par Jean Arnaud, Christine Buignet, Anna Guilló) ;
  • 2018 (11 octobre) – Biomorphisme et création artistique (session 3), atelier / workshop organisé dans le cadre du projet Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant, Amidex soutenu par la fédération CRISIS (AMU);
  • 2018 (1er juin) – La place de l’œuvre 2 – Evolutions du doctorat recherche-création, journée d’étude organisée par Jean Arnaud et Anna Guilló (LESA), maison de la recherche – site Schuman-Aix-en Provence (AMU);
  • 2017-18 (octobre-février) – Biomorphisme et création artistique (session 2), atelier / workshop organisé sur cinq journées par Jean Arnaud et Julien Bernard (Centre Granger-AMU) dans le cadre du projet Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant, Amidex soutenu par la fédération CRISIS (AMU). 
  • 2017 (16 novembre) – Organisation de la conférence / performance de l’artiste française Agathe Simon : Le Projet Polaire – Du mythe à la réalit2017 (30 juin) – Naturalisation et représentation animale, journée d’étude organisée par Jean Arnaud (LESA), Yves Dutour (paléontologue, resp. muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence) et Gilles Cheylan (biologiste), salle Armand Lunel, Cité du livre d’ Aix-en-Provence ;

I.5.3. Expertises, comités de lecture, comités scientifiques

  • 2021 – Membre du comité de lecture pour la revue en ligne Design, Arts, Médias (labo ACTES, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), numéro spécial Arts de faire (acte 1 : « L’Atelier en arts et en design », sld. Claire Azéma) ;
  • 2021 – Membre du comité scientifique pour l’ouvrage collectif Images et mondes composites, sld. Damien Beyrouthy, Sens Public, revue universitaire internationale en ligne, et Presses Universitaires de Provence, coll. « Digitales » ;
  • 2019 – Membre du comité scientifique pour le colloque international « Variabilité, mutation, instabilité des créations contemporaines » (6-7 juin), organisé par le CIEREC (université Jean Monnet-Saint-Etienne) en partenariat avec le LESA (AMU), Christine Buignet, Anne Favier et Carole Nosella (coord.) ;
  • 2018 – Membre du comité scientifique pour le colloque international « Réalités de la recherche (collective) en arts » (29-30 nov.), U.R. CLARE (EA 4593), Pierre Baumann (coord.), université Bordeaux-Montaigne ;
  • 2017 – Membre du comité scientifique pour la publication des résultats de 2 JE « Représentations artistiques et littéraires contemporaines du rapport entre corps et espace », organisées par l’OIC (observatoire de l’imaginaire contemporain, S. Bédard-Goulet, D. Beyrouthy), UQAM, Canada ;
  • L’usure, Bordeaux
  • Depuis 2014 – Membre du comité de lecture de la collection « L’art en œuvre », Presses universitaires du Midi, université Toulouse Jean Jaurès.
  • 2014  Rapport sur l’éditabilité de l’ouvrage Art, paysage et architecture à l’ère post-industrielle, (dir. Anne-Céline Callens et Pauline Jurado-Barroso) pour les Presses universitaires de Saint-Etienne (PUSE) ;
  • 2014  Rapport sur l’éditabilité de l’ouvrage Figures de l’immersion (dir. B. Guelton) pour les Presses universitaires de Rennes (PUR) ;
  • 2011 (octobre)  LESA – Mission d’évaluation de projet artistique auprès de l’ONG Arte no dique à Santos (Brésil) ;
  • 2009-2013  Membre du Comité de lecture de la revue en ligne e-LLA – Ecole doctorale LLA (Lettres-Langues-Arts), Université d’Aix-Marseille.

I.5.4. Direction de thèses 

– Doctorat mention « Arts plastiques et Sciences de l’art » (LESA – UR EA3274, ED 354, AMU)

Thèses soutenues :

  • 2021 (15 octobre) – Sergio VALENZUELA – Sujet : MǞNK’ÁČEN (peuple de l’ombre) – Mécanique photographique, mysticisme et superstition chez les peuples originaires d’Amérique du sudDoctorat mention « Pratique et théorie de la création artistique » (ED 354, AMU), en co-direction (50%) avec Nicolas Giraud (ENSP d’Arles) ;
  • 2021 (29 janv.) – Charlotte BOULC’H – Sujet La représentation animale contemporaine envisagée comme outil critique des moyens de production industrielle. Doctorat mention « Arts plastiques et Sciences de l’art » (ED 354, AMU) ;
  • 2021 (15 janv.) – Novella OLIANA – Sujet : Pour une esthétique du partage – Identités méditerranéennes et dispositifs artistiques contemporains. Doctorat mention « Arts plastiques et Sciences de l’art » (ED 354, AMU) ;
  • 2020 (23 sept.) – Frédéric VERRY – Sujet Représenter les rêves – L’étrangeté onirique et le dessin dans les arts visuel. Doctorat mention « Arts plastiques et Sciences de l’art » (ED 354, AMU).

Thèses en cours :

  • Yasmina BENARI, 1ere inscription en 2018-19, sous contrat doctoral AMU ; sujet : Imago-peau et art contemporain – Figures du monstre et déshumanisation sociale.

I.5.5. Jurys d’HDR (présidence, rapporteur et examinateur)

  • 2021 (sept.) – garant Jean-Luc Leroy
  • 2019 (8 nov.) – Rapporteur jury d’HDR de Katrin Gattinger, La ruse à l’œuvre, garante Anna Guilló, AMU ;
  • 2019 (9 mai) – Rapporteur et président du jury d’HDR d’Anne-Valérie Gasc, Les larmes du prince, garante Anna Guilló, AMU ;
  • 2016 (3 déc.) – Rapporteur du jury d’HDR de Marie-Noëlle Semet, Les arts plastiques et la scène : reliance, garant Miguel Egana, université Paris1 Panthéon-Sorbonne ;
  • 2016 (25 nov.) – Rapporteur et président du jury d’HDR d’Isabelle Alzieu, Plasticité de l’architecture muséale, garante Christine Buignet, université de Toulouse-Jean Jaurès ;
  • 2015 (4 juin) – Examinateur jury d’HDR de Pierre Baumann, Objets libres, garante Hélène Sorbé, Université Bordeaux Montaigne ;

I.5.6. Jurys de thèses (présidence, rapporteur et examinateur)

  • 2021 (déc.) – Alzieu Toulouse ;
  • 2021 (6 fév.) – jury de thèse d’Elisa Salmon, Transparences, surface et profondeur dans le phénomène vital ; sld. Miguel Egaña, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • 2020 (7 janv.) – Rapporteur et président du jury de thèse d’Elissar Kanso, Peindre aujourd’hui – L’acte de peindre comme processus de métaphorisation, sld. Sabine Forero-Mendoza, université de Pau et des Pays de l’Adour ;
  • 2018 (16 nov.) – Rapporteur et président du jury de thèse de Hippolyte Pagès, Les imaginaires mythiques du métal et leurs survivances : un exemple d’intermatérialité artistique, sld. Christine Buignet, université de Toulouse – Jean Jaurès ;
  • 2018 (11 juin) – Rapporteur et président du jury de thèse de Charlotte Limonne, L’œuvre-enveloppe, sld. Itzhak Goldberg, université Saint-Etienne Jean Monnet ;
  • 2017 (09 déc.) – Rapporteur et président du jury de thèse d’Alma Sarmiento, Collage et temps. Uchronies et histoires alternatives, sld. Miguel Egaña, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • 2017 (27 oct.) – Examinateur jury de thèse de Vincent Lecomte, Un penser animal à l’œuvre, sld. Danèle Méaux université Jean Monnet, Saint-Etienne ;
  • 2017 (15 sept.) – Président du jury de thèse de Jean-François Dreuilhe, La photographie de Lucien Clergue – Essai biographique sur les origines de l’œuvre, sld. Thierry Millet, AMU (université d’Aix-Marseille) ;
  • 2017 (14 janv.) – Examinateur jury de thèse de Xian Wen Nong, L’autorité de la chaise, de sa fonction à sa transformation en œuvre dans l’art chinois et occidental, sld. Sylvie Coëllier, université d’Aix-Marseille ;
  • 2016 (18 nov.) – Rapporteur jury de thèse de Bridget Sheridan, Les chemins de la mémoire : marche, photographie, écriture, sld. Dominique Clévenot et Isabelle Alzieu, université de Toulouse-Jean Jaurès ;
  • 2016 (18 oct.) – Examinateur jury de thèse de Pauline Jurado-Barroso, Photographier les ruines modernes, sld. Danièle Méaux, université Jean Monnet, Saint-Etienne ;
  • 2016 (22 juin) – Rapporteur jury de thèse d’Anne Dietrich, Art-mnésique, refaire surface, sld. Miguel Egana, université Paris 1-Panthéon-Sorbonne ; 
  • 2016 (1er juin) – Rapporteur jury de thèse de France Lerner, Matière des déplacements des états de mort imminente – e-motion, création, réparation, sld. Mylène Botbol-Baum et Bruno Goosse, université catholique de Louvain (UCL), Belgique ; 
  • 2015 (12 déc.) – Rapporteur et président du jury de thèse de Quentin Jouret, L’art de la discrétion (l’infranuance et le petit usage), sld. Dominique Clévenot et Isabelle Alzieu, université de Toulouse-Jean Jaurès ;
  • 2015 (27 nov.) – Examinateur jury de thèse de Julie Fabre, L’œuvre précaire. Expériences de l’art au tournant du XXIe siècle, sld. Michel Guérin, université d’Aix-Marseille (AMU) ;
  • 2015 (12 sept.) – Rapporteur et président du jury de thèse de Nuno Pedrosa, Raison pratique et création réflexive : l’artefact au-delà du champ étendu de l’art, sld. Jean Da Silva, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; 
  • 2014 (5 déc.) – Rapporteur jury de thèse d’Elodie Lombarde, Du silence à l’ouvrage, sld. Gisèle Grammare, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; 
  • 2014 (22 sept.) – Examinateur jury de thèse de Natacha Détré, Les relecteurs d’images – Une pratique artistique contemporaine de collecte, d’association et de rediffusion d’images photographiques, sld. Christine Buignet, université de Toulouse-Jean Jaurès ;
  • 2009 (28 avr.) – Examinateur jury de thèse d’Eveline Boulva, Le paysage inventé – Trajets, tracements, cartes et dessins), sld. Bernard Paquet, université Laval (Centre des Arts Visuels), Québec, Canada.

1.5.7. Comités de suivi individuel de thèse

  • 2020, 2021 – CSI Francis Raynaud, « Ce que lit la main » (sld. S. Ferret et J. Cornu, labo ?, université Rennes 2) ;
  • 2020, 2021 – CSI Raphaël Mahida-Vial, 
  • 2020, 2021 – CSI Johanna Carvajal-Gonzalez, « Les récits de guerre : comment l’art véhicule la mémoire du conflit interne en Colombie » (sld. D. Barrientos, labo. CAER AMU, en cotutelle avec G.M. Vélez, Faculté d’art de l’Université d’Antioquia, Colombie) ;
  • 2020, 2021 – CSI Séverine Mathieu, « La relation filmeuse-filmés dans le contexte de la maladie mentale ou comment le cinéma nous soigne-t-il ? » (sld. M. Gheerbrant et Th. Roche, labo LESA, AMU) ;
  • 2020, 2021 – CSI Fanny Terno, 
  • 2019, 2020, 2021 – CSI Antoine Quilici, « L’Art en produits dérivés. Étude du kitsch à l’heure de l’hyperconsommation artistique » (sld. S. Ferret, labo ?, université Rennes 2) ;
  • 2014, CSI Simon Sieger, titre provisoire de la thèse : « L’improvisation – Une philosophie musicienne des impensés de l’Histoire » (sld. Ch. Esclapez, labo LESA, AMU) ;
  • 2014, CSI Clément Bodet, titre provisoire de la thèse : « Photographie et esthétique du surgissement. Une approche magique de la photographie » (sld. A. Chareyre-Méjan, labo LESA, AMU) ;
  • 2014, CSI Christophe Roggiello-Franco (sld. J. Amblard, Labo LESA, AMU).

I.5.8. Direction de mémoires de Master (soutenus depuis 2013) 

            – Master mention « Arts », parcours « Arts plastiques et Sciences de l’art » (AMU)

  • 2020-21 – Romane Mondello, 
  • 2020-21 – Fleur Descaillot, 
  • 2019-20 – Marie Chauvin, Rythmique linéaire, régulière et répétitive dans les œuvres plastiques modernes et contemporaines ;  
  • 2018-19 – Pauline Wuattier, Le corps-jouet dans l’art contemporain ;
  • 2018-19 – Monique Tordjmann-Saïd, La corrosion en art contemporain – Altération de la matière, couleur et temporalité des œuvres ;
  • 2017-18 – Laura Cohen, Image-flux et expérience de l’oisiveté ;
  • 2016-17 – Alyzé Brayle, La trame et la fronce en art contemporain ;
  • 2016-17 – Luz Cardona, L’art comme lieu de résistance ;
  • 2015-16 – Julie Ferrarin, Vers une réalité masquée. Les ressources plastiques du jeu vidéo ;
  • 2013-14 – Yannick Ilito Betofe, en co-diplomation avec l’ARBA-Bruxelles) : La représentation picturale du corps à l’épreuve de la défiguration ;
  • 2013-14 – Delphine Poitevin, Tracer, entrelacer, délaisser ;
  • 2012-13 – Fanny Malleck, Le gros plan dans l’art vidéo.

– Master mention « Arts », parcours « Création numérique » (AMU)

  • 2019-20 – Joan Costeja, L’image de synthèse au XXIe siècle. Un outil émancipateur ?

NB :  De 2005 à 2012, une vingtaine de mémoires dirigés et soutenus (M1 et M2) dans les 2 parcours de Master « Arts plastiques »

1.5.9. Participation à des comités et conseils universitaires

  • 2021 – Membre de la commission recherche pour l’avancement des enseignants chercheurs à AMU (CNU 4) ;
  • Depuis 2018 – Membre élu au Conseil de l’ED 354 Arts Lettres Langues, UFR ALLSH, AMU ;
  • 2016-2021 – Membre élu au Comité de la recherche de l’UFR ALLSH, AMU ; 
  • Depuis 2014 – Membre élu au Conseil du LESA (Laboratoire d’Etude en Sciences des Arts – EA 3274), UFR ALLSH, AMU ;
  • 2012-16 – Membre élu du Comité des études de l’UFR ALLSH, AMU ;
  • 2008-11 – Membre élu du Conseil d’UFR LACS, Université de Provence.

1.5.10. Présidence et membre de CDS (comités de sélection)

Membre et présidences externes :

  • 2021 (avril-mai) – Poste PR « Arts plastiques et Sciences Humaines appliquées à l’art », section 18, no 401, université Paul Valéry Montpellier3, RIRRA (UR EA 4209)
  • 2019 (avril-mai) – Poste MCF « Arts plastiques » no 18 0288 – 4349, université Rennes 2, EA 7472, PTAC ;
  • 2019 (avril-mai) – Poste PR « Arts plastiques » n° 18 0528, université Bordeaux 3 Montaigne, EA 4593 – CLARE (Cultures, Littératures, Arts, Représentations, Esthétiques)
  • 2018 (avril-mai) – Poste MCF « Arts plastiques / Arts appliqués » (section 18, n° 581, université Saint-Etienne –Jean Monnet, labo CIEREC-EA 3068)
  • 2017 (avril-mai) – Poste Professeur « Arts et sciences de l’art » (section 18 no 504), université Toulouse Jean Jaurès ;
  • 2017 (avril-mai) – Poste MCF « Arts plastiques » (section 18 no 710), université Toulouse Jean Jaurès ;
  • 2016 – Poste Professeur « Arts plastiques et sciences de l’art » (section 18 no Galaxie 4319), université Toulouse Jean Jaurès ;
  • 2016 – Poste Professeur sections 18 et 22 no 622 (« Théorie des Arts contemporains »), composante ALL, labo CIEREC, université de Saint-Etienne ; 
  • 2015 (juin) – Poste MCF section 18 no 0094 (« Arts plastiques, pratiques et théories, enseignement »), université Rennes 2 ;
  • 2014 (avril-mai) – Poste MCF section 18 n0673 « Arts plastiques », université Rennes 2 ;
  • 2014 (avril-mai) – Poste MCF section 18 n4197 « Arts plastiques », université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • 2013 (avril-mai) – Poste MCF section 18 n4071 « Arts numériques et multimédia » et n° 4080 « Arts plastiques », université Jean Monnet Saint-Étienne ;
  • 2011 (mai) – Poste MCF section 18 n0381 « Arts plastiques », Université Rennes 2 ;
  • 2010 (mai) – Poste MCF section 18 n228 « Arts plastiques / Arts appliqués », université Toulouse 2 Le Mirail.

Membre et présidences internes (Aix-Marseille Université) :

  • 2021 (juillet) – Poste ATER « Esthétique et théorie de l’art moderne et contemporain », section 1700,1800. N°de publication : ALLSH008_S2. Composante ALLSH (AMU) ;
  • 2019 (avril-mai) – Poste PR « Pratiques contemporaines et théorie des arts plastiques » no 18 2104, EA3274, Laboratoire d’Etude en Sciences des Arts (LESA) ;
  • 2018 (28 mai) – Postes ATER « Histoire, pratique et esthétique de l’art contemporain » (section 18, ALL 27) et « Pratiques contemporaines et théorie des arts plastiques » (section 18, ALL 34) ;
  • 2018 (avril-mai) – Poste PR « Didactique des arts », (sections 18 et 70 no 0180), UMR ADEF (4671), ESPE ;
  • 2017 (mai) – Poste ATER « Esthétique et théorie des arts plastiques des XXe et XXIe siècles » (section 18 no 1468) ;
  • 2016 – Présidence. Poste MCF « Pratique et théorie des Arts plastiques » (Section 18, n° harpege : 1011, n° national: 2382), Université d’Aix-Marseille (LESA-EA 3274
  • 2010 (juin) – Poste ATER « Arts plastiques » section 18 ;
  • 2010 (avril) – Poste MCF section 18 n1241 (Arts « transversal ») ;
  • 2010 (février) – Poste PRAG « Arts plastiques » ;
  • 2008 – Poste PRCE « Arts Plastiques » n1020.

I.5.11. Jurys de concours et d’examens nationaux 

  • 2018 – Président de jury de baccalauréat « Artisanat et Métiers d’Art : communication graphique », lycée Marseilleveyre, Marseille ;
  • 2010-13 – Jury à l’Agrégation Externe d’Arts Plastiques, épreuve pratique d’admission de Création Plastique ;
  • 2007, 2008 – Président de jury de baccalauréat pro. « Artisanat et Métiers d’Art », lycée Léonard de Vinci, Marseille ;
  • 1997-2000 – Jury du CAPES Externe d’Arts plastiques (épreuves pratiques d’admissibilité et d’admission) ;
  • 1989-2003 – Jury de BTS « Expression visuelle » aux lycées La Martinière (Lyon), Les Arènes (Toulouse), St Exupéry et Marie Curie (Marseille) – Epreuves de Projet et d’Arts, Techniques & Civilisations (BTS). 

I.5.12. Missions, responsabilités administratives et scientifiques diverses à l’université et hors université

  • 2017-2020 – Expert nommé au Comité Etat-Région pour la culture scientifique, technique et industrielle (CERCSTI).
  • Depuis 2016 – Chercheur associé du programme Dits et écrits d’artistes (sld. Christophe Viart), UMR Institut ACTE (Université Paris 1-CNRS) ;
  • 2016 (2 juin) – Membre du jury BAC3 MASTER 1&2 (Illustration et BD) à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles ;
  • 2015 (juin) – Président du jury de DNSEP à l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Monaco – Pavillon Bosio ;
  • Depuis 2013 – Membre du Comité de perfectionnement du Master MEEF parcours 6.2 – Arts plastiques, ESPE université d’Aix-Marseille ;
  • Depuis janvier 2013 – Référent du comité technique pour le Projet Arts de l’université d’Aix-Marseille ;
  • 2012-13 – Directeur du département Arts à AMU (UFR ALLSH) ;
  • 2011-12 – Représentant d’AMU aux XIe et XIIe Rencontres internationales des Ecoles d’art méditerranéennes, à Batna (Algérie 2011) et à Lisbonne (2012) ;
  • 2011-12 – Directeur du département Arts plastiques et Sciences de l’art, AMU, UFR ALLSH;
  • 2010-16 – Membre du comité Archimède (Etat/Région PACA). Comité consultatif d’orientation des projets et des actions de culture scientifique (conseille l’Etat et la Région dans ses choix. Classement des projets et subventions sollicitées) ;
  • 2011 – Membre du groupe de réflexion Rectorat/Université Aix-Marseille sur les équivalences entre DSAA Arts appliqués et Masters AMU ;
  • 2010 (juin) – Membre jury de Master à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (atelier « Art dans l’espace public » (AEsP), resp. G. Massaux);
  • 2009 – Vice-président de jury de DSAA Créateur Concepteur (option Architecture Intérieure et Environnement), Académie d’Aix-Marseille ; 
  • 2008-11 – Responsable du parcours pro Création et gestion de l’image numérique (Master Arts, spécialité Arts plastiques) ;
  • 2008 (déc.) – Membre de la commission ministérielle d’étude sur les nouvelles modalités administratives du CAPES Externe d’Arts Plastiques, Inspection Générale des Arts plastiques (sous la resp.d’Yves Moirin, IGEN Arts Plastiques), Paris.
  • 1997 (14-20 déc.) – Chargé de mission Ministère des Affaires étrangères : formation d’enseignants d’art à l’INSBAT (Institut National Supérieur des Beaux-Arts de Tunis).
  • 1992-1993 – Membre jury de sélection régionale du Salon International de la B.D. d’Angoulême, Marseille ;
  • 1990-1994 – Membre jury du Prix Culture & Entreprise (concours international annuel d’art contemporain).

L’ormolivier

FORCES CONFUSES I

Exposition à venir à la Galerie Le Garage, Ramatuelle, du 22 août au 15 septembre 2022

Sur la place de l’ormeau à Ramatuelle se dresse un bel olivier presque centenaire. Je connais cet arbre depuis qu’il a été planté en 1985, mais je m’y suis intéressé davantage à partir de 2015 un peu par hasard, à la suite de décès survenus dans ma famille ramatuelloise, dont ceux de mes parents. J’ai retrouvé deux photographies dans des archives familiales qui montrent l’enfant que j’étais en 1966 dans et devant un arbre creux alors familier : l’ormeau qui précédait l’olivier au même endroit (figures 1 et 2). Cet arbre séculaire, mort de la graphiose comme la quasi-totalité de ses congénères au XXe siècle, a été abattu en 1983[1] ; et à chaque retour à Ramatuelle, son image se superposait pour moi à celle de l’olivier. 

Commencé en 2018, ce projet est né d’une réminiscence, et il se fonde essentiellement sur les interférences entre mémoires individuelle et collective. 

Dans un premier temps, cette sédimentation de la mémoire provoquée par les deux photographies m’a conduit à rassembler les éléments de ma propre histoire et à enquêter sur celle de l’ormeau-monument disparu. En plus de nombreux documents, j’ai réuni des témoignages et retrouvé quelques fragments de l’arbre récupérés par des habitants le jour de l’abattage. Si l’olivier a remplacé l’ormeau en 1985, il se trouve aujourd’hui encore devant le Café de l’ormeau sur la place de l’ormeau, jamais renommés. Dans l’olivier vit la mémoire de l’arbre disparu. Entre réalité et fiction, la série de dessins présentée dans cette exposition propose un portrait transtemporel de l’ormolivier, un arbre imaginaire, à partir de divers documents représentant les deux arbres entremêlés.

Août 2021


[1]. L’ormeau planté en 1598 sous Henri IV sur recommandation de Sully, trônait sur la place comme symbole de tolérance et de liberté depuis la fin des guerres de religion entre Catholiques et Protestants.

Pour FORCES CONFUSES II, voir exposition À la lisière

Ülimalt armas kooselu (Extremely Cute Cohabitation)

07 juin / 31 juillet 2021

Artists: Jean Arnaud, Damien Beyrouthy, Flo Kasearu

Curator: Sara Bédard-Goulet

At a time of intense human land use and destruction of habitats, as we are experiencing the sixth mass extinction of species, human-animal cohabitation raises attention. Although domestication has put humans in close contact with animals, it has not prompted a significantly operational sharing of habitats. 

In this exhibition, human-animal interaction is tackled from the perspective of the occupation of space. Interrogating territorial distribution between humans and animals raises awareness, for instance, to the status of pets, who are equally affected by social media and internet. 

In She Was Called Petra, Damien Beyrouthy addresses the mediation of human-animal companionship by technology by presenting a captive parrot interacting with her human as well as with a virtual assistant. While Petra expresses herself by ordering food and objects online, which we can observe on the floor, live video streams show her original habitat in Africa. In Did You Do That?, Flo Kasearu focuses on how humans address pets as these pets have seemingly intervened in the space where they were left. The discomforting collage of shaming monologues reverses to the addressers and questions the tenor of the relationship between humans and animals. Both works play on accumulation to reveal the absurd situation in which humans and animals can be trapped. Territorial distribution between humans and animals can also involve wild animals, equally affected by human land use, which can easily cause their extinction. In Rhinocerotopia, Jean Arnaud and François Landriot present industrial or suburban landscapes in which a toy rhinoceros seems lost and disconnected from its surroundings. Displayed on a revolving platform, the rhinoceros becomes a demonstration model that shows a fascinated and distant relationship that humans maintain towards animals.

By involving humans and animals in space, the three works also reflect on responsibility, which is inevitably involved when it comes to sharing and cohabitation. While the voices name the outwardly guilty party in Did You Do That?, there is room for the spectator to imagine who that can be and of what crime it is accused of. Habitat destruction is key to both She Was Called Petra and Rhinocerotopia but the two works also point out the unavoidable hybridity of ecosystems and the necessary debate that they engage. The three works provide powerful images of animal lives as singular lived experiences, creating significance and attracting attention to the specific dialogue required with each individual. Through this exhibition, we can open up to the multiple human and animal ways of being and thus multiply the inhabitable worlds.

Jean Arnaud & François LandriotRhinocerotopia, 2010. Video with sound (19 min).

Through a circular and haunting motion, Rhinocerotopia underlines the precariousness of the living beings regarding the human land use planning. The rhinoceros has become a toy. The figure inlay in an unsuitable environment is visible; it rotates endlessly on itself in vacant or desolate places. On the edge of natural, industrial and suburban landscapes, the animal seems condemned to turn constantly into something else to survive, while it is already only an image of itself.

Le composite comme outil critique

2021

in Images et espaces composites, sld. Damien Beyrouthy, Presses universitaires de Provence (version imprimée) et Sens public (en ligne).

Résumé:

Le compositing permet aux artistes de jouer avec des effets documentaires

et fictionnels selon des combinaisons infiniment variables dans leurs

oeuvres. Ils interrogent ainsi le spectateur sur l’instabilité, la transitivité et

le pouvoir des images dans le monde actuel, en commentant la confusion

médiatique entretenue par les appareils socioculturels dominants. Il s’agit

ici d’analyser les évolutions actuelles du composite comme outil critique

dans l’art. Ces questions seront envisagées en analysant l’importance actuelle

du composite dans l’image métamorphique, d’une part. Et d’autre

part, une définition du « transcomposite » sera proposée à partir de l’étude

d’images composites qui sont transférées d’un médium à un autre.

À la lisière

FORCES CONFUSES II

Exposition du 21 novembre 2020 au 16 février 2021, Université de Tartu, Estonie.

L’homme, comme l’arbre, est un être où des forces confuses viennent se tenir debout.

G. Bachelard[1]

Lorsque j’ai réalisé les séries de dessins L’ormolivier et L’ormeau pour une exposition à Ramatuelle (France), je ne savais pas encore que cette exposition intitulée « L’ormolivier »[2] constituerait la première phase d’un projet plus vaste et international toujours en cours (au moins jusqu’en 2023) , qui s’intitule «Forces confuses». Au moment où j’ai produit ces dessins, j’ai été invité par ailleurs à réaliser une exposition à Tartu (Estonie) en 2020, en lien avec ma participation à un colloque intitulé « Événements de réception ». Pour ce projet de recherche et création, j’ai voulu continuer à travailler sur la relation entre mémoires individuelle et collective par rapport aux arbres mais dans un champ élargi. Il s’agissait de faire l’expérience d’un décentrement ou d’un transfert de mes deux images-souvenirs familiales liées à l’ormeau, sans doute pour les mettre à distance ou pour confronter le processus de création de l’ormolivier à d’autres mémoires que la mienne. J’ai ainsi cherché à Tartu une sorte d’équivalent à l’ormeau et rencontré un vénérable pin aux croix (ristimänd en estonien), arbre sacré dont la partie inférieure du tronc (environ cinq mètres de haut) est présentée comme une sculpture au nouveau Eesti Rahva Muuseum (Musée National Estonien) de Tartu.[3] Bien que leurs histoires soient très différentes à 2800 km de distance, l’ormeau et le pin ont en commun d’avoir été classés et protégés de leur vivant, puis abattus bien après leur mort. Ils conservent également dans leur chair les mystères et les témoignages qui leur ont été confiés, et ils ont tous deux été partiellement conservés comme des reliques. 

Pour cette exposition qui constitue le second volet du projet « Forces confuses » après « L’ormolivier », j’ai travaillé sur des dessins de grand format selon le même principe qu’à Ramatuelle, à partir d’images des différents arbres de mémoire (ormeau, olivier, pin). L’exposition propose une narration visuelle que chacun peut s’approprier en un récit différent sans qu’une barrière linguistique ou culturelle fasse obstacle. Comme à Ramatuelle, un fragment de l’arbre-monument est exposé.[4]

Cette exposition dans l’espace hélicoïdal de l’escalier de l’université de Tartu (Estonie) propose une déambulation physique et mentale ; elle déplace les spectateurs de Ramatuelle à la lisière de la forêt de Laatre, d’un arbre de mémoire à l’autre. 


[1]. Gaston Bachelard, L’air et les songes, Paris, José Corti, 1943, p. 268.

[2]. Les deux expositions « L’ormolivier » et « À la lisière » ont été produites à la même période, mais des nécessités de calendrier ont entraîné une présentation du volet 2 à Tartu avant celle du volet 1 à Ramatuelle…

[3].  Ce pin aux croix, mort vers 1990, a été coupé en 2014 au bord de la route Laatre-Õruste (à 75 km au sud de Tartu, dans le comté de Valga) parce qu’il risquait de s’effondrer. L’incision des croix dans l’écorce correspond à une survivance de religion païenne après la christianisation de l’Estonie, consistant principalement à mettre l’âme d’un parent défunt sous la protection des esprits de la forêt avant de l’enterrer au cimetière. L’arbre, planté en 1754, a été couvert de croix essentiellement entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle, même si la pratique rituelle a perduré au-delà. Un panneau explicatif remplace à présent l’arbre coupé à la lisière de la forêt à Laatre et soigneusement restauré pour être exposé au musée.

[4]. Le tronc a dû être coupé en deux parties car il était trop haut pour être dressé dans la salle du musée. J’ai tenu à montrer cette partie non exposée du tronc dans son cadre de bois, car c’est ainsi qu’elle est actuellement conditionnée dans les réserves du musée national.


Texte de Marie-Laure Lions pour l’exposition

C’est un voyage… un voyage depuis l’enfance ou vers l’enfance. Un retour aux sources, un tracé-trajet, un aller-retour. Jean Arnaud nous propose ici un nouveau récit. Un récit qui ne respecte pas la définition usuelle « énoncé oral ou écrit de tout événement vrai ou imaginaire ». Aujourd’hui, à l’Université de Tartu, dans cet escalier qui permet une lecture inverse de l’œuvre, selon qu’on le monte ou le descende — de Laatre à Ramatuelle ou de Ramatuelle à Laatre —, on ne se situe pas entre le vrai et l’imaginaire, ni dans une suite d’événements de la vie du plasticien, mais dans un entrelacs d’actions, d’interactions, d’événements, de rencontres, de recherches qui finissent par faire sens et construisent une série de signes et de traces qui, elles, sont le récit, qui font sens. La chronologie échappe et ne subsiste qu’une combinaison du passé et du présent, de l’enfance à Ramatuelle et du voyage à Laatre, une combinaison de deux rencontres avec des arbres qui n’en font qu’une.

Les grands panneaux de calque laissant filtrer la lumière, éloignent de l’espace-temps « réel », de l’immédiateté d’Instagram ou autre. On est dans un espace-temps dilaté et fragmenté, mais parfaitement cohérent, sur le fil de la mémoire. L’ormeau, planté en 1598, dont le tronc finit par se creuser avec le temps, fut un espace de jeu, une merveilleuse cachette, un refuge pour l’enfant. Même si cet arbre a été aujourd’hui abattu et remplacé par un olivier, il est toujours présent dans l’ormolivier de l’artiste. A 2 800 km de Ramatuelle, à Laatre, quand la vie cessait, sur le chemin du cimetière, on gravait une croix dans ce pin, en lisière de forêt, qui semblait s’étirer indéfiniment vers le ciel, pour que celui-ci protège le défunt.Puis les deux arbres moururent. Aujourd’hui, quelques fragments de l’ormeau sont conservés par les habitants de Ramatuelle et le tronc du ristimänd se trouve au Musée national estonien de Tartu. Tous deux sont porteurs des secrets, des confidences, des témoignages, des histoires ou des récits qui leur ont été confiés. Jean Arnaud, dans son voyage, les invite à se rencontrer et à exposer leur absence. Une absence intemporelle.

le 4 octobre 2020

Laatre ristimänd (pin aux croix de Laatre), coupé en 2014 et conservé au Musée National Estonien depuis 2016, partie supérieure du tronc.

Voir L’ormolivier (Forces confuses I)

Biomorphisme

« Biomorphisme », J. Arnaud / A. De Beauffort / J. Bernard

in Réalités de la recherche (collective) en arts, sld. Pierre Baumann, Presses universitaires de Bordeaux, 2019, p. 47-74

Le biomorphisme renferme en lui-même une complexité remarquable. Le radical « biomorph » apparaît pour la première fois à la fin du XIXe siècle, dans l’ouvrage d’Alfred Cort Haddon, anthropologue, biologiste et zoologue anglais. Dans son livre, Evolution of Art, le scientifique qualifie de biomorphique les « modes d’expressions qui se réfèrent aux formes du vivant ou à des états naturels premiers ». Ainsi, le biomorphisme serait d’emblée traversé par les sciences dites exactes et les sciences humaines. Néanmoins, ce n’est qu’à partir des années 1930 que le terme biomorphisme fera partie intégrante du vocabulaire artistique, lorsque la critique d’art l’emploie pour qualifier les oeuvres qui portent en elles la référence au vivant, sans se conformer aux catégories historicisées de l’art figuratif et de l’art abstrait. 

Sauver sa peau

Sauver sa peau // Galerie Zola, Aix-en-Provence // 2017


Site exposition et publications : https://sauversapeau.org

20 juin — 11 août 2017

Sauver sa peau résulte d’un événement singulier : Henk est un rhinocéros blanc qui a vécu jusqu’en 2012 au zoo de La Barben (Bouches-du-Rhône). Il a été euthanasié pour raisons médicales à l’âge de 43 ans ; sa peau a été tannée et cette exposition présente la bête naturalisée en 2016-17, accompagnée du squelette de sa tête. Il est donc question de conservation et de survie à travers cette reconstitution de l’animal, entre passé et présent ; un jeu s’établit ici entre les sens propre et figuré du titre de l’exposition.

La dépouille de Henk est considérée comme motif autour duquel se noue un dialogue arts / sciences. Pratiquée pour différentes raisons, la naturalisation consiste à conserver un animal mort (ou une plante) en lui donnant l’apparence du vivant ; mais l’exposition est conçue par rapport à divers éléments contextuels. De nombreux grands mammifères — et les rhinocéros d’Afrique en premier lieu — sont menacés d’extinction selon un rythme trop rapide qui engage fortement la responsabilité humaine. Notre relation à l’animalité est changeante, mais elle se développe maintenant en fonction de nouveaux débats sur le droit animal, sur le lien entre humanisme et animalisme, et de façon générale sur l’avenir de notre planète avec ou sans nous… La naturalisation peut ainsi passer pour un geste d’archivage et d’expression du vivant qui oscille entre survivance archaïque et spectacularisation moderne de la bête.

Sauver sa peau est née d’un double constat par rapport aux représentations contemporaines : d’une part, les artistes utilisent très abondamment la figure animale, naturalisée ou non, pour commenter l’état du monde ; et d’autre part, de nombreux particuliers ont toujours recours à la naturalisation (trophées de chasse, rogue taxidermy…). Cette exposition met ainsi en dialogue réalités scientifiques, expressions artistiques et pratiques socioculturelles

Àu rhinocéros naturalisé, l’exposition associe des fossiles issus des collections du muséum d’histoire naturelle d’Aix et de l’université de Montpellier, ainsi que des manuscrits anciens issus du fonds de la bibliothèque Méjanes. Mais elle montre également une production documentaire sur la naturalisation de Henk et des œuvres d’art dont plusieurs ont été réalisées pour l’occasion. Il y est toujours question de la peau et de ses métamorphoses, de souffle de vie et de pulsion de mort, d’émergence et d’altération des formes du vivant.

Artistes exposants : Alfons Alt, Jean Arnaud, Pierre-Gilles Chaussonnet, Catherine Marcogliese, François Landriot, Aurélien Raynaud.

Organisation : muséum d’histoire naturelle de la Ville d’Aix-en-Provence et université d’Aix-Marseille (AMU, laboratoire d’études en Sciences des arts — LESA —, Faculté des Arts, Lettres, Langues et Sciences humaines — ALLSH —, Aix-en-Provence), avec l’aide de la Coordination Etat-Région pour le développement de la culture scientifique en Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la Cité du livre d’Aix-en-Provence.

Commissariat : Jean Arnaud, Yves Dutour, Gilles Cheylan.

Conception scénographique et communication visuelle : Pauline Arnaud. 

Photographies : Pauline Arnaud et François Landriot.

Site exposition : https://sauversapeau.org

PUBLICATIONS Sauver sa peau

JOURNEE D’ETUDES Naturalisation et représentation animale – Traditions et usages contemporains – Vendredi 30 juin 2017

Voir https://sauversapeau.org

Espaces d’interférences narratives

Espaces d’interférences narratives – Art et récit au XXIe siècle 
sld. Jean Arnaud, Presses universitaires du Mirail, université Toulouse Jean Jaurès (à paraître automne 2017)


On peut souhaiter que chacun contribue par plaisir ou par nécessité à la narration du monde, et cherche éventuellement à l’expliquer par des récits selon son point de vue ou son intérêt… Le récit c’est encore et toujours pour certains l’énoncé oral ou écrit de tout événement vrai ou imaginaire — ou d’une suite d’événements, et on peut alors penser comme Lévinas qu’il ordonne la dramaturgie de la vie : « L’essentiel du temps consiste à être un drame, une multitude d’actes où l’acte suivant dénoue le premier ». Mais aujourd’hui, le récit peut aussi se définir en termes d’interactions entre des événements décrits non seulement par des mots, mais aussi par des images et des signes de toutes sortes. Ses formes et ses fonctions semblent infiniment variables, et parfois confuses à notre époque où les modes de communication, devenus industriels, véhiculent en temps réel des informations pléthoriques sur tous types de supports, sous la forme de récits fragmentaires infiniment recomposables.

Théoriciens et artistes sont donc associés ici en une réflexion transdisciplinaire pour analyser l’inventivité actuelle en matière de moyens narratifs.

Création artistique comme recherche

Création artistique comme recherche et recherche universitaire : interférences

in De l’atelier au labo. Inventer la recherche en art et design, sld. Catherine Chomarat, Paris, Hermann (à paraître 2017)


L’enseignant chercheur en arts plastiques met le plus souvent en œuvre une relation dialectique singulière entre sa création artistique, ses recherches académiques et ses dispositifs de formation. Il s’agit donc de présenter une méthode personnelle qui engage ces interférences, afin d’envisager ensuite le rôle que doit tenir l’université par rapport à la création considérée comme recherche. Sachant que l’université n’est pas le lieu de validation de l’œuvre d’art, que le DNSEP est devenu un master arts et que certaines universités françaises ouvrent de nouveaux doctorats « création », comment penser les modalités du master et du doctorat d’arts plastiques aujourd’hui ?

Usure et réparation

Usure et réparation dans les pratiques appropriationnistes modernes et contemporaines

in L’usure, excès d’usages et bénéfices de l’art, sld. Pierre Baumann et Amélie de Beauffort, Presses universitaires de Bordeaux/Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles, p. 142-157


Poétique de l’usure et usages documentaires : de l’appropriation moderniste à la notion de réparation, envisagée à partir de deux études de cas (œuvres de Kader Attia et d’Hervé Paraponaris).

Document, fiction et droit en art contemporain

Document, fiction et droit en art contemporain

 sld. Jean Arnaud et Bruno Goosse, co-édition ARBA (Académie Royale des Beaux-Arts, Bruxelles) et PUP (360 pages) 


Cet ouvrage collectif a été construit en cinq parties, dans lesquelles interviennent aussi bien des philosophes et des historiens de l’art que des commissaires d’expositions, des juristes et des artistes. Entre héritage du passé et actualité des pratiques de l’art, les auteurs tentent de cerner dans ce volume ce que peut être aujourd’hui la définition du document par rapport à celle de l’œuvre d’art. Certes, ils analysent le fonctionnement du document dans ou par rapport à la fiction ; lorsqu’il l’incorpore à l’œuvre d’art, l’artiste le signifie à la fois dans et hors de lui-même, articulant paradoxalement la disparition et la surexposition du sujet de l’œuvre en même temps. Mais dans cet ouvrage, de nombreux contributeurs ont davantage cherché à définir le statut du document lorsqu’il est lui-même utilisé ou fabriqué par les artistes, conçu comme construction autonome imbriquant réel et fiction.

La fabrique de l’histoire (témoignage et réparation), interroge le rôle du document en tant que témoin (fait, histoire, justice…), aussi bien au service de la fabrique d’une mémoire du passé que de démarches réparatrices. Dans la loi, hors-la-loi envisage les pratiques d’appropriation documentaire — plus ou moins transgressives — en termes de droit et de légalité. Art et valorisation documentaire regroupe différentes analyses de procédures de valorisation documentaire dans l’art actuel qui empruntent aux pratiques d’archivage, de classement, de constitution de collections, de mise en récit. Exposer le document cherche davantage à définir les enjeux actuels de l’exposition de documents (que montrer, pourquoi et comment montrer ?). Cette question de la monstration documentaire intéresse aussi bien des artistes que des curateurs et des théoriciens. Leurs différents angles d’approche permettent notamment de distinguer les expositions à caractère historique des installations artistiques adoptant des procédés d’exposition pour les transférer à des démarches critiques (systèmes muséographiques dévoyés, vitrines, exposer l’exposition, l’exposition comme œuvre, etc.). Enfin, Créer des documents analyse des pratiques de création de documents par un artiste — quand les préoccupations de ce dernier croisent nécessité politique et exigence esthétique : fabrique ou utilisation de document ne se distingue alors plus de la construction d’une œuvre d’art.

La Figure à l’œuvre

La Figure à l’œuvre 
sld. Jean Arnaud (études offertes à Michel Guérin), Presses universitaires de Provence (260 pages)


Ces mélanges sont un hommage rendu par ses collègues à Michel Guérin, professeur d’université dont le savoir est attaché au souci du geste, du port qui incarne et dont les applications concourent à la fois aux bénéfices pratiques de la technè, et à la formation de la personne entière. Les études rassemblées dans cet ouvrage sont le fait de philosophes, de théoriciens des arts, d’écrivains et de plasticiens. Leur complicité n’est pas thématique ou disciplinaire, mais plutôt problématisante ou soucieuse d’établir un dialogue à distance avec lui. La pensée de Michel Guérin apparaît portée par un rationalisme dans lequel l’existence n’est pas subjuguée par le concept, et l’on trouvera ici en filigrane la figure — mot auquel il a donné tellement d’épaisseur ­— du lettré que ses collègues ont eu la chance de fréquenter à Aix-Marseille Université.

Pignes

Pignes // 1997


Variation sur l’emblème de la ville La Valette-du-Var, la pomme de pin. Ces tableaux de 25 x 25 x 5 cm traitent le motif par rapport à la sexualité et à l’incendie.

Microzones

Microzones // 1994 → 1996


Chaque Microzone est composée de 2 éléments : un petit tableau de plomb miroitant surmontant une feuille de papier Japon aquarellée, et une photo présentant une personne qui imite un animal. 
La Microzone est un territoire évolutif à entrées multiples, construite sur le principe du portrait chinois.

Vaches

Vaches // 1996 → 1998


Comme les Eléphants, ces Vaches envisagent les relations entre surexposition médiatique et animalité. Tous ces tableaux sont réalisés avec des feuilles de plomb ou avec des voilages translucides qui font apparaître des figures nébuleuses.

Archéologie

Archéologie // 1996


Archéologie présente des formes abstraites réparties sur une surface de plomb. 
Dans Archéologie 1, les fragments proviennent de la suite Prime Time 1, réalisée à partir de captations vidéo faites par hasard lors d’une soirée à la télévision.

160 x 120 x 3,5 cm, plomb sur panneau de bois

Prime time

Prime time // 1996


Travail en 3 parties sur les relations entre image et écran. Prime Time exploite les relations entre brouillage, apparition et disparition pour réfléchir sur l’émergence de la figure et du sujet.
 — Prime Time 1 : les 16 images de la ont été prélevées au hasard dans une vidéo. Cette dernière montre un enregistrement des programmes proposés à la télé française entre 20h30 et minuit le 14 février 1996, réalisé en zappant au hasard d’un canal à un autre (voir expositon Prime Time au Passage de l’art, Marseille, 1996).
Les 16 images ont été tirées sur 16 petites toiles de format 5P et transformées en peintures avec du médium acrylique.
Dans chaque tableau, une forme est détourée arbitrairement. Cet encodage absurde de pictogrammes sans signification s’amuse des théories contemporaines du complot et des croyances simplificatrices entretenues par les médias. La suite Prime Time 1 est une fiction sans récit.
Le titre de chaque tableau se réfère à l’histoire de l’art (le nu, le paysage, la marine, la scène de genre, Warhol, etc.) ; Prime Time 1 pose la question du sujet par rapport au contexte de l’image.
— Les suites Prime Time 2 et 3 mettent en scène un brouillage et un effacement des 16 images de la suite 1. Dans chacun des 16 petits tableaux blancs réalisés avec des voilages translucides, on reconnaît les 16 formes détourées dans les images de Prime Time 1, mais elles sont ici redevenues des formes inidentifiables.

Éléphants

Éléphants // 1994 → 1996


L’image des pachydermes disparaît ou apparaît graduellement selon l’éclairage. Le jeu des écrans de tissu ou de plomb est paradoxal : la perception d’un animal-corps (les peaux superposées rendent l’image très tactile) alterne avec celle d’un animal-écran (un nuage lumineux aux contours flous). 

The fine art of flying

The fine art of flying // 1992 


Ces petits objets picturaux (10 x 8 x 3,5 cm) associent de façon ambigüe la matière du tableau à l’espace aérien de l’image. Chaque élément est soit un bloc de graphite scintillant, soit un tableau-boîte partiellement recouvert de poudre de graphite. Les petites boîtes contiennent des galets et des images de nuage ; leur surface est constituée d’un voilage translucide ou d’une photo transparente sur verre (arbres sur fond de ciel, nuages). 
Les éléments de The fine art of flying se présentent en arrangements variables selon le lieu. Suite montrée en 1993 lors d’une exposition au Fort St Jean à Marseille (“L’atelier des Capucins au fort St Jean”).

Argus

Argus // 1990 


Deux tableaux (Argus 1 et 2, 200 x 200 cm) construits à partir du mythe grec de Panoptès (Argus pour les Romains), le géant aux 100 yeux, toujours en veille. Chargé par Héra de surveiller Zeus, Panoptès est tué par Hermès (envoyé par Zeus) qui l’a endormi au son de sa flûte. Héra jette la dépouille constellée d’yeux sur la queue d’un oiseau blanc de l’Olympe (le paon).
Dans la suite Argus, les motifs d’yeux rythment la surface du tableau comme celle du corps monstrueux du Géant dans le mythe. Le voilage pictural agit sur l’image comme le charme de la lyre d’Hermès agit sur Argus. 
La peinture nous regarde, mais elle devient dépouille en une allégorie de la vigilance.

Modules

Modules // 1990 → 2008


Chaque Module est carré (50 x 50 cm). L’image est structurée par un cercle ou par une croix. Les panneaux fonctionnent en damier sur le mur comme les marques successives que feraient deux joueurs (cercle ou croix) dans un jeu d’occupation de territoire. Les supports des Modules varient, et on les assemble dans n’importe quel ordre et en quantité variable, quelle que soit leur date de réalisation. 

Interstice

Interstice // 1990 → 2007


Tableaux carrés, de dimensions variables, réalisés avec de fines feuilles de plomb découpées, des pigments colorés et des éléments graphiques sur panneaux de bois. Ils sont structurés par 2 cercles concentriques formant une sorte de diaphragme ou d’œil plus ou moins ouvert.

Saturnisme

Saturnisme // 1988


Tableaux carrés, de dimensions variables, réalisés à partir d’images d’architectures ou de fenêtres, avec de fines feuilles de plomb découpées et des éléments graphiques sur des panneaux de bois.

Sélection 1984 → 1989

Sélection d’œuvres // 1984 → 1989


 

Souffles

Souffles // Passage de l’art, Marseille // 2010


TEXTE CRITIQUE

Marika Nanquette-Querette, Tirages à quatre épingles

Le Passage de l’Art présente une confrontation entre des pans de l’œuvre de Jean Arnaud, deux séries de photographies et de peintures récentes.

L’homme accepte volontiers lorsque Lyse Madar, présidente de la galerie nichée dans le lycée du Rempart, le qualifie d’« artiste de la confusion ». Michel Motré retenait en 2001 celui « qui agit en révélateur et en médiateur ». C’est entre ces deux témoignages que se situe la démarche de Jean Arnaud : elle trouble, fixe et sillonne. Les Paysages défaillants et les Souffles présentés aujourd’hui déclinent une quête de l’origine de l’image. Une image qui stigmatise et « énigmatise », sondant les multiples états de la matière avec une riche diversité technique. Les peintures, écrans de strates superposés, dévoilent des envers du décor et laissent le spectateur se focaliser sur les jeux formels : il paraît que des animaux sont passés par là ou se cachent. L’installation de photographies, tirées sur papier aquarelle et épinglées au mur (dans un rythme dont la dynamique est ponctuée par l’étonnant accrochage des clichés circulaires), cible les métamorphoses d’une même fenêtre. Le doigt, y écrivant parfois des mots, trace en phylactères une autre dimension entre le support et le paysage lointain. Jean Arnaud immobilise poétiquement son aversion des faits : seul compte le climat et non l’anecdote. On pense alors à Aragon, qui disait : « La poésie est le miroir brouillé de notre société et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l’embue ».